Union Européenne enjeux 2017

Union Européenne : entre solidarité et lobbying

L’union Européenne chère à Robert Schumann est bien née. Elle a à son actif la libre circulation des biens et des personnes (Traité de Rome, 1958, article 26 du TFUE). Ainsi, l’union Européenne est devenue le 2ème marché mondial. Il faut donc saluer les précurseurs de ce cadeau et les 6 états membres initiaux.

Ensuite, l’Europe a grandi et c’est à 26 que les accords de Schengen ont été adoptés créant ainsi l’espace Schengen. Dans cet espace, les formalités de passage des frontières est simplifié. Un étranger à l’UE, ayant pénétré un état de cette dernière, passe les frontières aisément avec peu de chance de contrôle.

Nous sommes aujourd’hui 28 états membres, bientôt 27 en attendant la sortie du Royaume Uni ( Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie,Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, PaysBas, Pologne, Portugal, RépubliqueTchèque, Roumanie, RoyaumeUni (on attend sa sortie suite au Brexit), Slovaquie, Slovénie, Suède). Cette édification est sans doute  une chose excellente exprimant une paix et une solidarité avec les peuples de chaque pays.

Union Européenne et Zone Euro

Un certain nombre pays (19) ont une monnaie commune l’Euro. Cela simplifie les échanges. La contre-partie est une grande fragilité due à l’entrée de pays comme la Grèce qui ne respectent pas le pacte de stabilité (déficit inférieur à 3% du PIB).

Vision de notre mouvement

L’Union Européenne a rapproché les peuples et cela va dans le sens de la paix. En revanche, son système de direction est anti-démocratique. Des commissions composées de personnels non élus travaillent dans un sens incontrôlé. La loi sur les ampoules électriques en est un exemple frappant, les lois sur la longueur des bananes ou la couleur des fraises en sont d’autres exemples. Oui, je sais que cela prête à sourire, mais les motifs qui sous-tendent les intérêts de ces commissions sont très complexes. Comment faire évoluer la longueur des bananes si ce n’est par la génétique ? Vous comprenez ? Plus grave, la suprématie des banques et le recours à la préemption des comptes des déposants (En France, cette loi fut entérinée -en douce- par l’Ordonnance n° 2015-1024 du 20 août 2015) est un exemple de décision dirigée contre le peuple par une ponction de ses comptes en cas de faillite des banques.

Ce dernier type de décision est inquiétante dans une démocratie. Ce n’est pas logique et l’européen n’y comprend plus rien.

De plus les futurs accords mondiaux, vont donner la place belle aux pays extérieurs, j’y reviendrai.

Un re-fondement des statuts de cette institution est nécessaire en respectant les principes de base suivants :

  1. l’Union Européenne ne doit pas être hégémonique mais laisser le principe de subsidiarité aux états nations.
  2. les décisions organiques doivent être approuvées par les peuples ou au moins par les députés européens.
  3. les dirigeants européens doivent être élus par le peuple.
  4. le principe des décisions doit être la majorité des 3/5ème des pays pondéré par la contribution de ces derniers d’une part et quote-part de la population des divers pays d’autre part.
  5. les commissaires ne doivent travailler que sur des sujets imposés par les états (ou multi-nationales) mais être validés par les députés européens. Une instance spéciale indépendante devrait vérifier l’intérêt des sujets présentés vis-à-vis du peuple européen et non d’intérêts corporatistes.
  6. les commissaires européens doivent être juridiquement responsables et notamment éviter toute dérive lobbyiste, de corruption ou mafieuse.

Accords trans-atlantiques : l’exception culturelle

La France devra si elle ne veut pas perdre son âme utiliser son droit de veto pour l’exception culturelle qui serait malmenée par ces accords. Les dispositions affermissant la puissance des multi-nationales américaines et européennes au profit  des USA remettraient en cause nos normes de santé publique, sociales et écologiques. Celles-ci ne doivent être signées en l’état.

De plus dans les accords TTIP (partenariat transatlantique de commerce et d’investissement), l’Europe entretien un black-out total. 60 députés et sénateurs (sans doute excédés) ont déclaré dans une tribune du Monde :  (Extrait) Le symbole est évident : les citoyens et leurs représentants n’ont qu’à circuler, il n’y a rien à voir. Le commerce international est une affaire de technocrates, de lobbys, d’experts, bref de spécialistes. Que les effets d’un accord commercial sur la vie quotidienne de nos concitoyens soient considérables ne semble pas justifier qu’on leur demande leur avis. Cette méconnaissance de nos principes et valeurs démocratiques fondamentales est purement et simplement insupportable.

Il faudra bien sous peine de Brexit en cascade que les toutes puissantes commissions fassent une plus grande clarté sur ces types de décisions qui engageront l’Europe sur des décennies.